Le Bâtard de Dieu

Uncategorized / May 29, 2008 /

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T2-le_batard_de_dieuDate de sortie : mercredi 15 septembre 1993

Genre : Comédie dramatique

Réalisé par : Christian FECHNER

Avec : Pierre-Olivier MORNAS, Ticky HOLGADO, Bernard-Pierre DONNADIEU

Synopsis : Notre histoire a pour cadre la deuxième moitié du XVIIe siècle, en France, sous le règne de Louis XIV qui dirige depuis Versailles la Marine Royale et sa flotte de galères, tout en guerroyant au Canada contre les Anglais.

Le village fortifié de Bellerocaille, fief du Baron Raoul Boutefeux, Seigneur du lieu est situé au fin fond de la province du Grand Languedoc, dans le mythique Baillage du Gévaudan. Cette petite baronnie qui surplombe la contrée fait partie du patrimoine des barons de Bellerocaille depuis l’époque féodale qui, à l’instar d’Azemar Boutefeux premier du nom, ont toujours su défendre âprement leurs biens grâce à la puissance de leur épée, l’épaisseur de leurs murailles et un sens très poussé de l’épargne.

A une époque où les catégories sociales sont immuables et la mortalité infantile effrayante, les “survivants” sont durs vis-à-vis d’eux-mêmes comme d’autrui. On se défie de son voisin et l’on se défend de “l’étranger”. Les portes du village sont fermées au soleil couchant, la région gardée est soumise à l’impôt par l’intermédiaire des octrois.

Personne ne se déplace seul sans raison essentielle. Le voyageur isolé est un pauvre bougre, un pèlerin ou bien encore un proscrit, qui n’a que sa vie à perdre. Entreprendre un voyage en solitaire, c’est prendre à tout moment le risque d’être dévoré par des bêtes sauvages, ours et loups, ou d’être dépouillé, quand ce n’est pas tué, par les bandes de ribauds qui sillonnent les no man’s land entre les différentes régions habitées.

Le paysage français est encore composé à soixante pour cent par d’immenses forêts très denses. Il y a des ravins, des gorges, des montagnes, des lacs, des vallées et à perte de vue des étendues pierreuses et désertiques.

Dans un siècle où, pour la quasi-totalité de la population, la préoccupations principale est de trouver sa pitance quotidienne, dans cette région, les éléments naturels semblent se liguer pour rendre la vie de l’homme encore plus difficile : quand il y a du soleil il est accablant, quand le vent souffle il est glacé, il n’y a pas de pluie mais des trombes d’eau, s’il neige c’est du blizzard et tous les ciels sont plombés.

Le héros et les protagonistes de cette aventure ne ressemblent pas aux stéréotypes des films de cape et d’épée. Ils ignorent l’usage quotidien du rasoir, certains sont sales, la “mode parisienne” a trente ans de retard dans notre province où l’on s’habille encore comme sous Louis XIII. Les Malandrins ont des looks de pirate destroy composés de pièces d’habillement disparates et d’armes aussi hétéroclites qu’effrayantes.

Dans un temps où une blessure par le feu ou par le fer est pratiquement toujours mortelle les combats ne sont pas d’élégants duels mais une suite de moments graves, efficaces et rapides dont la seule issue est tuer ou être tué. La société ne considère pas qu’elle doit prendre en charge les rebuts qu’elle emprisonne et ne connaît pour eux que deux châtiments : l’échafaud ou les galères mais malgré l’horreur qu’inspirent les criminels la populace a pour eux plus de “considération” que pour celui que l’on craint et méprise par-dessus tout : l’Exécuteur, le Bourreau ou Bourrel. C’est dans cette baronnie, perdue, de Bellerocaille, où l’autorité du Seigneur ne vient qu’après celle de Dieu et celle du Roi, que débute notre récit, bien évidemment, par une nuit… de tempête.

Ce 26 juillet 1683, à proximité du village de Roumégoux, un nourrisson fut déposé sous la statue de Gauthier Fendar le fondateur du monastère des Vigilants. Cet enfant découvert par le portier Eusébius, créa un grand émoi dans cette paisible communauté, non parce que son cas fut exceptionnel en ces temps de grandes misères, mais en raison de l’atroce blessure qui le défigurait : un homme ou un animal lui avait en effet arraché le nez. Habilement cautérisé par l’Empirique et baptisé le jour même Justinien Trouvé, en mémoire de l’Empereur Justinien à qui les infidèles firent subir cette abominable mutilation, Justinien fut confié à Eponine Coutouly, une maman-téton de bonne réputation. Martin, son mari, un ancien navigateur, moitié marin, moitié pirate se prit d’affection pour l’enfant, lui fabriqua son premier nez de bois pour lui rendre une apparence humaine et fit son éducation guerrière et morale.

Le monde de Justinien s’écroule le jour où le Grand Vigilant lui annonce qu’il deviendra moine et doit partir sur le champ pour le Monastère de Racleterre.

La vie de notre héros va alors basculer et Justinien, au travers d’aventures picaresques, cruelles et initiatiques, ira à la rencontre de son destin et des mystères qui ont entouré sa naissance…

Durée : 2 h 44 min 17 sec

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